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Dr Santiago Echeverri, Chirurgien Orthopédiste à Lausanne

Formation

Après ses six années d’études à la Faculté de Médecine, le Dr Santiago Echeverri effectue un assistanat de recherche durant une année au sein d’une unité d’épidémiologie clinique. Il y développe une approche médicale basée sur l’évidence, une valeur essentielle dans sa pratique médicale et chirurgicale quotidienne.

Il entreprend ensuite une formation postgraduée de six ans au CHUV et à l’Hôpital Orthopédique de Lausanne afin d’obtenir le titre FMH (Foederatiao Medicorum Helveticorum) de spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie. Il se focalise par la suite plus particulièrement sur la chirurgie de la hanche et du genou (lésions sportives telles que les ligaments croisés, les ménisques et les fractures, et lésions dégénératives telles que l’arthrose de la hanche, du genou et du pied).

Convaincu que le développement de solutions médicales innovatrices et efficaces passe par l’utilisation de la technologie, il complète ses 14 ans de formation médicale et chirurgicale par un MBA en management de technologie à l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL).

Ces nouveaux outils lui permettent d’améliorer encore la qualité des services offerts aux patients et de réaliser notamment un instrument pour l’orientation des prothèses totales de la hanche : le PS-GANS (Patient Specific Gravity Assisted Navigation System). La recherche et le développement dans ce domaine se font en étroite collaboration avec l’Institut de technologie chirurgicale et de biomécanique de l’Université de Berne.

En 2009, il ouvre son premier cabinet médical à Lausanne. Son expérience en management lui est particulièrement utile pour mettre en place des moyens efficaces et novateurs destinés à améliorer les traitements destinés aux patients et apporter une qualité de soin exceptionnelle.

Ayant eu l’opportunité de vivre, d’étudier et de travailler dans plusieurs pays, le bagage multiculturel dont il bénéficie lui permet de faire preuve d’ouverture d’esprit et de maîtriser de nombreuses langues, un outil essentiel dans la relation avec les patients.

En 2016, le Dr Echeverri a reçu le brevet américain de son invention.

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Projets de recherche

Prothèse de hanche

L’orientation adéquate des composants dans la prothèse totale de hanche est primordiale afin d’obtenir une mobilité suffisante de la nouvelle hanche. Si tel n’est pas le cas, une source de conflit entre les composants peut se créer et mener à une usure précoce, à un descellement ou à une luxation de la prothèse. Depuis plusieurs années, ce sujet constitue pour le Dr Echeverri une ligne de recherche essentielle, en collaboration et avec le soutien des institutions telles que :

· le MBA en « Management of Technology » (MoT) à l’EPFL
· le Parc Scientifique d’Ecublens (PSE)
· le Service Économique du Canton le Vaud (SELT)
· l’IMD à Lausanne
· la Commission Fédérale Suisse pour l’innovation Technologique (CTI)
· le groupe Hirslanden
· l’Institut de technologie chirurgicale et de biomécanique de l’Université de Berne.

À la suite de cette recherche, un certain nombre de présentations ont été réalisées lors de congrès mondiaux, ainsi qu’une publication dans le journal de référence en la matière : Journal of Arthroplasty.

Actuellement, le docteur poursuit toujours ses recherches avec une conviction : il existe le besoin d’un outil simple à utiliser et à un coût compétitif qui aiderait les chirurgiens à réduire la marge d’erreur dans l’orientation des composants des prothèses totales de hanche. En ce moment est conduite une validation clinique du « Gravity Assisted Navigation System » (GANS), développé et breveté par le Dr Echeverri. Ce système permet d’améliorer l’orientation des composants des prothèses totales de la hanche. C’est un projet financé par la CTI en collaboration avec l’Institut de biomécanique M.E. Müller pour la recherche orthopédique de l’Université de Berne.


Hallux limitus fonctionnel

Le Functional Hallux Limitus (FHL) est une perte d’extension de l’articulation métatarso-phalangienne (ou gros orteil) pendant la phase terminale de la marche, quand le déroulement du pied est en flexion dorsale maximale.

Cette affection fréquente est relativement méconnue des généralistes ou de certains spécialistes consultés pour des problèmes de pieds et/ou pour des douleurs locales ou diffuses du genou, de la hanche et des lombalgies.

Un FHL provoque un blocage sagittal de l’articulation à la base du grand orteil (l’articulation métatarso-phalangienne) perturbant l’appui et par conséquent la stabilité du pied, et engendrant des conséquences biomécaniques importantes.

Le Dr Echeverri a récemment établi, en relisant exhaustivement la littérature, une relation claire entre le FHL et les conditions cliniques comme le Hallux Rigidus (arthrose de la base du gros orteil, l’arthrose la plus fréquente dans le corps après le genou), le Hallux Valgus (ou oignon) et la ténosynovite du Flexor Hallucis Longus (tendinite des danseurs). La plupart des études existantes ont été faites par des podologues et ont eu étonnamment peu d’écho dans la communauté orthopédique. En poursuivant ses recherches, le Dr Echeverri a également pu fournir des explications valables pour des affections fréquentes telles que le syndrome fémoro-patellaire (douleur antérieure du genou), mais aussi les traiter avec succès avec de la simple physiothérapie le plus souvent.

Dans certains cas récalcitrants comme la ténosynovite du fléchisseur Hallucis Longus (tendinite du danseur), le traitement conservateur est inefficace et, selon la littérature, le traitement chirurgical standard est tellement invasif qu’il n’est considéré qu’en dernier recours. Le Dr Echeverri a décidé d’adopter une approche minimalement invasive par endoscopie de l’espace retrotalaire (développé par Dr Van Dike, Hollande) pour traiter ces synovites et pour libérer le tendon à la poulie retrotalaire. Au moyen de deux incisions d’un centimètre chacune de part et d’autre du tendon d’Achille, on lève l’empiètement existant sur le tendon, qui récupère alors une fonction normale. C’est un procédé peu invasif qui n’exige pas d’immobilisation et qui permet immédiatement une marche normale avec charge.

Basé sur l’article du Dr Echeverri paru dans le journal « Journal of the American Podiatric Association », mai/juin 2010