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Dans la salle d’attente du cabinet du Dr S. Echeverri, chirurgien orthopédiste à Pully, une machine à café est à la disposition des visiteurs. Symbole de l’attention qu’il porte à ses patients ou clin d’oeil à son ascendance colombienne et à la plantation de café familiale*? Les deux, sans doute ! Mon coeur est divisé en trois : la région de Lavaux où j’habite, Londres où j’ai vécu mon adolescence et la Colombie où je suis né, même si mon nom est d’origine basque», dit le Dr Echeverri, nous livrant peut-être ainsi la clé de sa personnalité et de son parcours. Il voit le jour en 1968 à Manizales et sa trajectoire suivra d’abord celle de sa famille, qui s’installe dans différents pays au fil de la carrière paternelle. Cette manière de vivre forgera le caractère du petit Santiago, obligé – mais aussi capable – de s’adapter à différents systèmes de formation et d’assimiler des langues étrangères. Son amour du français date de vacances d’adolescent à Nice et de la découverte – trois ans de suite – de l’Hexagone dans une voiture de la caravane publicitaire du Tour de France.

Quand le destin se met en marche vers la Suisse
Dès l’âge de 10 ans, Santiago Echeverri affiche sa volonté de devenir médecin. Il se montre également curieux de tout ce qui est mécanique et son intérêt pour la science des matériaux s’affirme pendant sa scolarité. Après le bac à Londres, le futur Dr Echeverri fait ses études à Bogota et à Miami. Un stage de six mois – financé non sans peine – l’amènera au CHUV en 1998. Ses qualités sont remarquées par le Pr P.-F. Leyvraz, «un chef exemplaire, à qui je dois notamment une grande partie de ma philosophie chirurgicale». Celui-ci lui propose de revenir à Lausanne dès la fin de sa formation. Cette offre devient réalité en 2000 et le Dr Echeverri obtient son FMH six ans après et exerce comme chef de clinique à Sion puis à la Clinique Bois-Cerf.

Le médecin entrepreneur
Intéressé par la recherche et le développement dans sa spécialité, le Dr Echeverri décroche à l’EPFL un MBA en Management of Technology. «Pour gérer des projets, fixer des objectifs et animer une équipe, il faut avoir des bases de gestion», raconte ce médecin, qui pense que «faire du marketing n’est pas un pêché, c’est l’art d’identifier un besoin pour un produit ou un service et y répondre». Pour lui, le diagnostic médical procède d’une démarche similaire : «Les patients expriment un besoin, que nous écoutons et que les examens confirment ou infirment. Nous proposons alors la solution qui correspond à leur besoin réel», précise-t-il. Sa deuxième formation universitaire va permettre au Dr Echeverri de concrétiser un projet qu’il caresse depuis longtemps : créer un instrument pour l’orientation plus précise des prothèses totales de la hanche. C’est ainsi qu’avec des soutiens étatiques, universitaires et privés naît une start-up qui met au point le PS-GAN S, (Patient Specific Gravity Assisted System), aujourd’hui breveté en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. En partenariat avec un confrère, le Dr Echeverri a également fondé la Swiss Ortho Clinic** qui abrite son cabinet et qu’il dirige maintenant seul. Il souhaite en faire un «One Stop Shop» pour les problèmes d’orthopédie, en association avec d’autres spécialistes. Un cabinet de physio et d’ergothérapie est déjà installé sous ce label et la collaboration avec la Clinique Montchoisi est réjouissante. Heureux de vivre et d’exercer en Suisse, Santiago Echeverri puise dans sa multiculturalité une expérience et des idées innovantes. Il parle avec passion de son métier, de ses patients, de ses projets, moins de sa vie personnelle et de ses nombreux intérêts, auxquels il avoue avoir trop peu de temps à consacrer. Il semble avoir toujours su vers quoi il voulait se diriger et les buts qu’il souhaitait atteindre : à sa détermination, à ses talents et à ses envies ajoutés se sont à point nommé le hasard et la chance des rencontres. C’est sous cette étoile qu’on peut lui souhaiter de poursuivre le développement de ce lieu dédié à l’orthopédie qui lui tient tant à coeur aujourd’hui.

Portrait
par Agnès Forbat